La guerre contre les médecines alternatives

Le 19 mars dernier, 124 médecins et professionnels de santé se sont réunis pour signer une tribune, publiée dans le Figaro, contre les médecines alternatives : Sophrologie, Homéopathie, Mésothérapie, Acupuncture. Les propos sont sanglants : charlatanisme, fake médecine, tromperie.

C’est étrange car en tant que Sophrologue, je ne considère même pas pratiquer une « médecine alternative », j’ai des clients et non des patients. Nous sommes des professionnels de la relation d’aide, au même titre qu’un coach sportif. Nous ne posons jamais de diagnostic, nous n’intervenons pas dans la prise de médicament. Je me refuse même de prendre en charge les personnes ayant des problèmes psychiques car cela ne rentre pas dans mon domaine d’expertise.

Dans cet article, j’ai envie de vous partager mon point de vue concernant cette polémique. Ayant travaillé de nombreuses années comme analyste des Politiques publiques, après une spécialisation en Politiques de santé et des recherches effectuées au sein de l’OCDE, je dois vous dire que ce sujet me tient particulièrement à cœur.

Surtout qu’après toutes ces années passées à faire de la recherche, je me suis finalement reconvertie comme Coach et Formatrice en Business et Spiritualité, mon métier passion.

Médecines alternatives : comme partout, ils existent des dérives

En effet, j’ai eu l’occasion de consulter de nombreux praticiens de la relation d’aide et je dois dire que certains peuvent inciter à une crainte de la part du milieu médical. Il en revient à chacun de faire preuve de discernement concernant toutes ces méthodes.

Un professionnel de la relation d’aide ne doit en aucun cas donner son avis sur les traitements médicaux que prennent leur client. Dans mon cas, je suis sous traitement à vie suite à de nombreuses interventions dû à un accident « grave » lorsque j’avais 10 ans. J’ai déjà entendu des praticiens me dire :

Je suis persuadée que je suis capable de t’enlever ton traitement !

La blague. Mais oui ça existe !

Des praticiens qui critiquent le système médical à tout bout de champ, on en voit beaucoup. Lorsque j’ai passé mes premiers diplômes pour donner des séances de Reiki en 2013, à cette époque, je sentais que je ne trouvais pas ma place. Il a fallu que je me fasse opérer et charcuter de nouveau pour comprendre que chacun faisait son métier. Et surtout que chacun jouait un rôle différent dans la prise en charge des personnes.

Pour ma part, j’ai de très bonnes relations avec les professionnels de santé qui m’envoient régulièrement leurs patients : sage femme, psychologue, ostéopathe, pharmacien et médecin ?

 

Des professions qui ne sont pas réglementées

Le domaine de la relation d’aide n’est pas vraiment réglementé et les diplômes délivrés par les organismes de formations correspondent à un niveau Bac + 2. Aucun test de personnalité n’est effectué à l’entrée de ces écoles, aucune démarche n’est nécessaire pour s’inscrire, mise à part réunir 3000€ de frais d’inscription. Oui c’est un business et en réalité, les « thérapeutes » (ce mot est interdit mais je l’utilise pour ne pas faire trop de répétition) que vous pouvez rencontrer sont des personnes qui se sont formés dans des instituts qui ne répondent à aucune réglementation. Oui c’est effrayant.

Mais pour vous dire la vérité, j’ai fréquenté de nombreuses années le monde de la recherche : médecin, psychologue, biologiste, physicien. Je suis moi-même diplômée de deux Masters et je devais aussi faire un doctorat. Et je dois vous dire que même si les études universitaires sont réglementées, elles ne garantissent en rien la qualité des prestations proposées.

Ce n’est pas les diplômes qui font d’une personne un bon professionnel de la relation d’aide. C’est plutôt sa capacité d’écoute, son empathie, sa bienveillance. Sa rigueur et sa discipline. Et surtout, le fait qu’elle incarne elle-même ce qu’elle « vend ».

On dit que 90% des professionnels, toutes branches confondues ne sont pas des passionnés. Être passionnés par son activité veut dire que l’on incarne ses principes ET que l’on cherche à apporter le meilleur service possible tout en connaissant nos limites. Si vous rencontrez un praticien avec lequel vous ne vous sentez pas en accord, qui vous raconte sa vie au lieu d’écouter la vôtre, qui vous conseille d’arrêter votre traitement, fuyez ! Car oui, il peut y avoir des risques.

L’efficacité des médecines alternatives n’est pas prouvée

Cet argument est celui que je préfère ; il n’y a pas de démonstration scientifique à l’efficacité des thérapies alternatives. Je trouve ces propos très culottés. Non pas parce que j’ai réussi à démontrer scientifiquement l’efficacité de quoi que ce soit. Mais plutôt car je sais que le monde de la recherche est très influencé, politiquement et économiquement parlant. Avant de se demander si quelque chose à été démontré scientifiquement, regardons plutôt qui finance la recherche.

Les laboratoires pharmaceutiques, les entreprises privées … les grosses compagnies. Pour pouvoir démontrer scientifiquement l’efficacité d’un processus, il faut réunir une population d’environ 3000 personnes, effectuer des tests similaires pour qu’ils soient comparables. Le tout sur une longue durée pour récolter suffisamment de données.

Avec ces données, on effectue des tests statistiques, pour trouver une corrélation, une tendance. Ces résultats permettront de dire le niveau d’influence du processus sur la population donnée. Je vous passe les détails techniques, mais tout ça pour vous dire, qu’économiquement parlant, qui va financer ce genre d’étude ?

J’ai voulu faire un doctorat et je me voyais pleurer auprès de l’INSEE, des différents groupes, pour être financée. Mon sujet, les déterminants du bien-être n’était pas si intéressant que cela au final !

La croyance populaire est de dire : ce n’est pas démontrée scientifiquement, mais le terme « démontré scientifiquement » ne veut rien dire. La recherche est un univers en permanente évolution, un pays comme la France n’est d’ailleurs pas un bon élève en matière de recherche. Regardons ce qui se passe ailleurs, dans les pays où les lobbyings pharmaceutiques n’ont pas autant de pouvoir.

Les médecines alternatives sont préventives et complémentaires

Tandis que notre politique de santé est avant tout CURATIVE, les médecines alternatives se veulent préventives et complémentaires à l’approche allopathique.

L’engouement des français pour ces méthodes ne fait qu’augmenter, en réponse peut-être, à une méfiance accrue du monde médical. Les français ne se sentent pas écoutés par leur médecin. En même temps, 22 consultations par jour en moyenne, 17 minutes consacrées à chacun de ses patients, vous me direz qu’ils n’ont pas forcément le temps de discuter avec eux !

Mais saviez-vous que les praticiens de la relations d’aide consacrent environ une heure à chacun de leur client. Passe du temps à les écouter. L’effet placebo est peut-être simplement dû au fait que nous nous intéressons à l’autre. La personne se sent comprise, respecter et cela influence positivement son processus d’auto-guérison.

Pour ma part, j’ai toujours été poussé par des professionnels de santé à me tourner vers « des méthodes alternatives ». J’ai débuté la méditation à mes 25 ans, suite au conseil d’un de mes meilleurs amis médecin. Au lieu de prendre du Xanax, il m’a conseillé cette pratique et j’en suis très reconnaissante.

Lorsque je suis tombée sur cet article dans le Figaro, je sortais tout juste de ma dernière consultation chez mon orthoptiste. Ma rééducation s’est déroulée très rapidement, non pas sans douleur, mais la Méditation et la Sophrologie sont des aides précieuses pour moi, pendant ces moments. Et comme me l’a dit mon médecin :

Je suis impressionnée par la rapidité avec laquelle tu t’es rétablie. Ton positivisme est ce qui a permit cette rapide guérison et surtout, la gestion de ta douleur.

Et ce positivisme, d’où vient-t ‘il ? De ma prise de recul grâce aux pratiques dites « ESOTÉRIQUES ».

Médecines alternatives : une escroquerie

Alors, cela me fait doucement sourire. Quand je reçois des clients qui réussissent à vaincre leur phobie en 4 séances alors que cela faisait des années qu’ils suivaient une psychothérapie sans résultat, j’ai tendance à me demander où se trouve l’escroquerie …

Des escroqueries, on peut en trouver dans tous les domaines, tous les métiers. Quand on voit les effets sur le long terme des traitements à base de psychotropes sur les patients, pourrait-on aussi parler d’escroquerie ? Après de lourdes interventions, on m’avait prescrit du « Tramadol » à forte dose. Ces médicaments causent une dépendance accrue et ces effets s’estompent au fil du temps.

Mes chers médecins, pensez-vous que la prescription d’antidépresseurs ne peut s’accompagner par des conseils à vos patients de faire du sport, de changer leur hygiène de vie, de se recentrer et d’apprendre à se détendre ? Quand vous constatez qu’un client souffre de stress chronique, vous savez bien dans le fond de vous-même, que la part émotionnelle est importante et que les médicaments doivent être utilisés ponctuellement ?

Pour ma part, je ne parle jamais de guérison, jamais de thérapie car ces mots sont réservés au milieu médical. L’escroquerie est de faire croire à une personne des résultats que nous ne sommes pas capables de mesurer. Le bien-être, la qualité de vie sont des données qui ne peuvent être quantifiées (c’était ma thématique de recherche).

Il y a des escrocs dans tous les domaines : fiez-vous à votre instinct avant de choisir un praticien.

Pour conclure

La réaction des médecins en guerre contre les médecines alternatives est pour ma part, peu représentative de l’avis général des professionnels de santé. Je suis d’accord que certains praticiens de la relation d’aide abusent, ne sont pas légitimes et ont du mal à trouver leur place.

Mais cela ne veut pas dire que ces méthodes ne fonctionnent pas. Leur effet est beaucoup plus subtil qu’il en à l’air et vient accélérer le processus de guérison. Le corps humain est une machine incroyablement bien faite qui dispose de tous les mécanismes pour se soigner. Quand on se coupe, par exemple, notre peau se cicatrise par elle-même sans que nous n’ayons à intervenir.

Les maladies proviennent beaucoup de notre état émotionnel, dixit, une jeune fille qui a passé de nombreuses années à l’hôpital. Les médecins le savent, certains le disent.

Si l’on a des problèmes de santé, le milieu médical s’attaquera aux symptômes et les médicaments serviront à guérir le mal physique ou mental constaté.

Les approches « ésotériques » s’intéressent à une autre dimension de notre être. Elles viennent compléter la médecine allopathique mais ne la REMPLACERA jamais. Elles ne sont une alternative à rien du tout mais un COMPLÉMENT à la médecine traditionnelle.

En attendant, je vous souhaite plein de belles choses.

« La vérité est en chacun de nous »

Anne-Charlotte

5 réflexions sur “La guerre contre les médecines alternatives”

  1. Grand Merci Anne Charlotte pour ton article. Ce que tu dis me.renvoie à ma.propre expérience. Diagnostiquée fibromyalgie en 2015 le spécialiste m’a dit: » je n’ai pas de traitement a vous proposer à part du tramadol et un anti dépresseur. J’ai refuse de prendre cela.J’ai entrepris.une.mickeltherapie ,basée sur l’écoute des émotions et aujourd’hui je n’ai plus de symptômes. Je me suis formée et j’accompagne des personnes souffrant de fibromyalgie.Bien évidemment je ne les « guéris » pas, ils.ne sont pas des patients, et s’ils prennent des traitements ou font des soins je ne leur suggère pas d’arrêter. J’insiste même au départ, en disant que ce n’est pas.avec.moi qu’il faut parler ,discerner, décider d’un arret ou d’une.modif de traitement. Mais.bien avec le.medecin. Qd j’étais encore souffrante j’ai été très mal à l’aise d’entendre mon rhumato parler mal de mon ostéopathe et réciproquement. Moi en tant que malade j’avais plutôt besoin de personnes allant tous dans le même sens , au service de mon mieux être et non pas en se situant en concurrence. C’est ainsi que j’essaie de travailler. Pour moi c’est une évidence. Ce qui prime c’est la personne en souffrance …avec qui je vais faire ma part sur un petit bout de son chemin pour un retour à la bonne santé . ( mon site si cela t’intéresse : https://pazapa59.fr)
    Bonne soirée.

    1. Un grand merci pour ton commentaire et ton soutien! De mon côté, mes médecins m’ont même soutenu dans ma démarche de reconversion lol, et ils me disent avec un grand sourire: si tu as mal, fais un peu de Sophro mdr!!! Je pense que ces épreuves nous ouvrent à observer la maladie sous un autre angle, la partie qui n’est pas traité par le monde médical justement! 🙂 Je suis très contente pour toi que tu ais appris à gérer aussi bien tes douleurs et que tu puisses à ton tour transmettre ces merveilles pour tes clients! Je vais regarder ton site de ce pas et encore un grand merci pour ce retour si encourageant et boostant! 🙂 <3

  2. Je viens de lire avec beaucoup de plaisir ton article. Il est très juste et très vrai je trouve. Enfant, on m’emmenait voir les médecins pour divers soucis de santé. On m’a mise sous traitement pendant plusieurs années, m’empêchant même de faire certaines activités à cause d’un vague risque d’épilepsie (j’ai fait une convulsion de fièvre étant bébé). On m’a d’ailleurs donné, à fort dosage, un médicament controversé aujourd’hui, la Dépakine. J’en dormais en cours et ça me ralentissait … plutôt que de revoir le dosage, on me donnait d’autres trucs en plus. Bref, je n’avais jamais accepté ce traitement et j’avais pris la décision de vivre comme tout le monde et… je l’ai arrêté de moi-même. Le plus amusant, c’est que l’année qui a suivi l’arrêt, les médecins ont trouvé que mes résultats médicaux étaient… meilleurs. Ca a tout bouclé pour moi.
    De plus, je pense que plutôt que de soigner les conséquences, il vaut mieux, dans la mesure du possible, anticiper (un gros mot pour certains ^^) et aider aux changements à la source.
    Voili voilou, tout cela pour dire : I agree with you

    1. Merci pour ton commentaire Cindy et je suis totalement d’accord avec toi! À mes 14 ans j’ai tourné le dos au médecin et je n’ai plus été malade! La prévention est tellement importante et peu considéré par les politiques de santé actuelles! Espérons un changement rapide!

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